Mini-concert de chauffe

Comme tous samedis depuis juillet 2021, tout commence en chansons, ce 12 mars 2022, avec le petit concert (que certains appellent “flash mob”) qui précède toujours la marche fraternelle.

Prises de parole au kiosque

Puis aux alentours de 14h, le majeure partie du monde se rassemble tout doucement près du kiosque pendant que les musiciens se reposent et rangent leurs affaires. On dépose les pancartes et les premières prises de paroles débutent.

Nous avons droit au traditionnel poème, puisque la beauté sauvera le monde au milieu de la laideur morale, médiatique et architecturale de notre époque.

Ensuite Christine Schmitt et Julie Varadero présentent la nouvelle banderole de tête de cortège, commune, qui scelle l’unité des organisateurs des marches des samedis après-midi, noyau dur composé d’abord de post-gilets jaunes venus du rond-point d’Horbourg-Wihr et de soignants suspendus, aujourd’hui amis et fondus en un seul tout, mus par la cause commune au point qu’il est désormais impossible de distinguer les uns des autres.

L’idée d’une banderole commune s’est révélée à nous comme une évidence, après toutes ces semaines à manifester ensemble pour nos libertés. Bien évidemment nous avons tous nos particularités, mais un but commun, nous battre pour un monde meilleur pour tous et pour nos enfants. Nos différences font d’ailleurs notre force. Nous avons appris que la précarité n’épargne personne, preuve en est les soignants suspendus :

* 2020 : protégés par des sacs poubelles,
* 2021 jetés à la poubelle.

Tout le monde est d’ailleurs impacté par notre suspension, le malade par manque de personnel et donc de soins, le citoyen par la discrimination que l’Etat a mis en place, et par la précarité qui peut l’atteindre d’un jour à l’autre s’il ne réagit pas !

La crise sanitaire a servi de prétexte à l’instauration d’une guerre psychologique obligeant un être doué de raison à devenir un rat de laboratoire sous peine de sanctions immédiates avec précarité à la clé. Cette guerre est actuellement étouffée pour faire place à une guerre sanglante que nos dirigeants européens entretiennent par les armes du fait de leur inefficacité à la régler par voie diplomatique ! Mais la réalité est là, certains soignants sont suspendus depuis 6 mois sans aucun revenu ! Nous ne devons pas les oublier !

Je profite de la présence d’une journaliste dans la manifestation pour lui faire passer un petit message : il n’y a rien de dérisoire à vouloir se battre pour la suppression définitive d’un pass dont l’objectif n’a jamais rien eu de sanitaire ! Les journalistes qui veulent diviser les manifestations et les manifestants ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre que notre présence depuis août 2021 œuvre pour un monde meilleur, de paix. Nous ne rejetons personne, ni vax, ni Ukrainiens, ni Russes. Nous ne sommes pas pour la division mais pour l’union. Arrêtez de jouer le jeu de cette division, de la mésentente. Il est maintenant temps de faire votre travail, sans peur, sans préjugé, sans mensonges. Nous ne prenons aucune position par rapport au conflit actuel, et nous déplorons tous les morts, y compris ceux du Dombass depuis 2014 et dont vous ne parlez pas.

La guerre psychologique, l’atteinte aux libertés et au libre choix de disposer de son corps sont moins spectaculaires mais tout aussi graves. Beaucoup de sujets mériteraient d’être portés à la connaissance de vos lecteurs, n’est-ce pas le rôle d’un journaliste ? Par exemple la composition des vaccins, leurs effets secondaires, les contrats négociés, les conflits d’intérêt, mais également l’OTAN, sa création, son rôle, la situation du Dombass depuis plusieurs années !

L’information actuelle ne permet plus de débattre, elle n’est là que pour nous imposer une pensée unique.

Heureusement il existe encore dans ce pays des villages d’irréductibles Gaulois qui résistent encore et toujours à l’Emmerdeur !

Se soumettre ou se démettre ? Ni l’un, ni l’autre. Nous avons choisi de résister ensemble pour le salut de tous !

Discours lu par Christine Schmitt en ce 12 mars 2022, récupéré par David le Lautenbachois (qu’il en soit chaleureusement remercié)

Le temps nous a appris que si on veut survivre, on doit s’unir. On ne perd jamais de temps, on apprend. Peu importe le combat. Apprenons encore à nous connaitre. On parle souvent de convergence de luttes et d’unité. Unis nous sommes plus forts. Mais quand est-ce que cela est réellement et sincèrement arrivé les dernières années ? Nous avons perdu de l’énergie à nous battre les uns contre les autres, ou à nous battre chacun pour notre propre cause. Aujourd’hui il est temps d’arrêter de s’éparpiller et d’emprunter tous le même chemin. Peu importe qui nous sommes et d’où nous venons, nous voulons tous la même chose : un monde meilleur et juste.

L’unité ne se mesure pas au nombre de personnes qui la constitue. L’unité se mesure à la force et à l’altruisme dont feront preuve ces personnes à toute épreuve. Chacun d’entre nous est là pour une raison, ou plusieurs. Raison parfois différente de celle des autres. Mais ici, à Colmar, je vois plus que cela. Je ne vois pas des personnes qui marchent, je vois des personnes qui avancent. Non, je ne vois ni une cavalcade, ni une fanfare. Je vois un magnifique cortège qui, dans une harmonie parfaite, se dirige vers la même direction. Je vois des personnes de tous horizons, de tous âges, capables de faire tomber les barrières sociales, pour se battre ensemble, pas chacun à titre individuel, mais pour tous à la fois.

Ce qui a été créé à Colmar depuis 35 semaines, est exceptionnel. Bien sûr, il y a eu des hauts et des bas, des incompréhensions. Mais regardez-nous aujourd’hui. Nous sommes toujours là. Et chaque
 samedi apporte réconfort et espoir à chacun d’entre nous. Tous ensemble, nous avons fait trembler la terre. Pacifistes certes, mais d’une force inébranlable. Créons notre monde parfait.

N’oublions jamais : nous sommes un !

Aujourd’hui, puisqu’on parle d’unité à Colmar, je voudrais faire quelque chose de symbolique : porter le gilet jaune que je n’ai porté qu’une fois en 35 semaines, justement pour éviter les jugements trop hâtifs. Aujourd’hui j’aimerais faire cela juste pour rendre hommage à tous mes camarades gilets jaunes qui ont soutenu cette décision depuis plusieurs mois. Je ne regrette rien. Vous ne me verrez pas lundi sur une terrasse siroter un Coca-Cola, déjà parce que j’ai horreur du Coca, ensuite parce que je refuse de pouvoir aller dans un restaurant alors que les soignants sont toujours suspendus, sans travail et sans revenu. Je me suis engagée dans la résistance anti-pass alors que cela n’impactait ni ma vie privée ni ma vie professionnelle. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais retourner ma veste.

Mon vœu le plus cher, c’est qu’on puisse tous marcher les uns à côté des autres, sans se juger, sans se critiquer. Qu’on marche main dans la main, vers la même direction, et qu’on montre à ce gouvernement que ça y est, on a compris. Nous avons compris, et maintenant il est l’heure de s’unir, quoi qu’il arrive, de faire preuve de solidarité et de fraternité. Il est l’heure de montrer au gouvernement, que plus jamais, il ne nous divisera. Car aujourd’hui, nous marcherons tous ensemble, c’est un premier pas, l’avenir s’ouvre à nous, et c’est l’unique chose qui leur fait peur, de nous voir Unis en masse, nous les 99 % de la population mondiale.

Alors, soyons source d’inspiration, soyons l’exemple et faisons honneur à cette nouvelle banderole commune, qui appartient à tous.

Comment peut-on envisager l’avenir ? Que peut-on proposer comme approche ? Il faut voir les choses de façon chronologique : sur le court, moyen et long terme.

Sur le court terme :

– rester calme

– s’informer (est-ce vrai, utile, bon ?)

– ne pas être propagateur d’émotions

– résister en disant NON

– désobéir (individuellement ou collectivement)

– bloquer si nécessaire (comme les camions canadiens, par exemple)


Sur le moyen terme :

– relayer les vraies infos vérifiées à votre entourage

– être un exemple à travers des comportements et attitudes

– questionner pour faire réfléchir et contribuer au réveil de ses interlocuteurs


Sur le long terme :

– rééduquer des adultes et enfants (dé-divertir, dé-abrutir)

– lire et garder les vieux livres

– récréer le tissu social

– créer, organiser et animer des groupes

– revenir à l’essentiel

Julie Varadero, discours du 12 mars 2022

Après toutes ces sages paroles, on se sent bien loin non seulement des divisions de septembre 20211 mais aussi des manifestations sponsorisées par le Pouvoir, comme le rassemblement pour le climat qui a lieu à la même heure sur la place Rapp juste à côté de nous, et qui a réuni une grosse cinquantaine de participants, dont Frédéric Hilbert2). Ce bide, malgré les appels lancés par tous les media locaux invitant les Charlie de la bienpensance et autres idiots utiles3, à cette messe techno-pipotoires de l’opposition contrôlée4, est tout de même signe que le bon sens reste de mise dans nos villes moyennes peu perméables aux religions de substitutions pour bourgeois qui se cherchent de la transcendance.

Heureusement, dans nos rangs, aujourd’hui débarrassés des “dingos” plus soucieux de briller avec des théories peu solides mais fantastiques que de mener une lutte politique patiente et sérieuse, personne n’est tombé dans le piège, pas plus qu’il n’a cédé aux « deux minutes de l’amour » de l’Ukraine ou de la « haine » de Poutine, et tout le monde reste fixé sur les légitimes revendications de liberté, de la fin de la suspension de travail pour les salariés soumis à obligation (camouflée) d’injection et de fin définitive de l’apartheid entre injectés et non-injectés.

Marche dans le centre-ville

C’est fort de ces bases-là, que le cortège se lance dans des lacets au milieu dans les rues du centre-ville de Colmar.

En passant dans la rue des Marchands nous tombons par hasard – et avec joie – sur Silvano Trotta, revenu dans sa ville natale, et qui se promenait là sans chercher à se mettre en avant.

Vidéo prise sur le fil Telegram de Silvano Trotta, le 12 mars 2022

Enfin, après, l’arrêt devant le Tribunal judiciaire pour une prise de parole et une photo avec la banderole, nous rentrons à la place Rapp.

Et tout cela, toujours avec cet humour Gaulois qui caractérise les Français.

Malheureusement comme rien n’a été annoncé ce samedi-là qui va dans le sens d’une abrogation définitive des passeports intérieurs ni de la réintégration des travailleurs suspendus, rendez-vous est pris pour le samedi 19 mars à l’occasion d’une 34ème marche…

Résumé vidéo de l’après-midi

“Manif anti-pass Colmar – 12 mars 2022”, mis en ligne sur Youtube par Chris Bours, le 16 mars 2022

Au sommaire dans la vidéo : Parcours centre ville – Tribunal de Grande Instance – Marché couvert – Préfecture – Prises de paroles – Claps – Chant des Partisans

A lire sur la marche du 12 mars à Colmar

Notes

  1. Cf. les 10ème et 11ème marches.
  2. Qui n’a plus que cela comme espace politique pour exister depuis qu’il est adjoint au maire.
  3. Censés apporter aux totalitaires, par leurs demandes d’action, les raisons de lancer le passeport climatique – comprendre le rationnement et le contrôle social absolu – dont ils rêvent.
  4. Séparant là aussi les bons manifestants éclairés et responsables qui veulent le Bien de l’humanité, des Vilains irresponsables, comme l’étaient les gilets jaunes face, déjà, à ces mêmes luttes sectorielles (pour les femmes, les homosexuels ou les noirs) ou de pseudo-science climatique, dans un manichéisme grossier et enfantin qui fonctionne pourtant en cas de terrorisme ou de guerre, et qui permet au Système de laisser croire à la possibilité d’une opposition dans un spectacle pourtant totalement maîtrisé.

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