Réunis pour la septième fois depuis la mi-juillet 2021, nous nous sommes rassemblés sur la place Rapp, à 14h, en ce samedi 28 août 2021. Face à une foule encore clairsemée, une petite série de prise de paroles rapides ont lieu et les consignes pour le déroulement du parcours et de l’après-midi de manière plus générale, nous sont données par Julie, l’infatigable gilet jaune.

Au milieu des gens très divers et de tous âges, sont notamment présentes les pancartes du Collectif Urgence Solidarité Soignants Sacrifiés Colmar, leur permettant de récolter des fonds pour les salariés dont les salaires vont être suspendus en septembre prochain.

Vers 14h45, le cortège s’ébroue pour se rendre sur les rues Stanislas et de la 5ème division blindée.

Petit arrêt devant la gendarmerie puis le commissariat de police, sur la rue de la cavalerie et sous la pluie.

Puis un bon tour dans le centre-ville en faisant plusieurs crochets.

On croise même une petite dame qui n’a apparemment pas pu prendre le pavé mais qui a tenu à manifester son soutien à la liberté, qui a affiché un panneau sur sa fenêtre et se fait acclamer par la foule, à notre passage.

Le désormais traditionnel char conduit par Christophe Kleitz (et redécoré différemment toutes les semaines !) est même présent, qui finit par croiser le petit train des touristes.

Malheureusement, on peut passer dans le centre-ville à trente mètres de la manifestation comme si de rien n’était, ce qui n’est pas tout à fait normal. Nous devrions nous éclater dans le centre-ville et l’investir par petits groupes pendant au moins une heure ! Il n’est pas possible de continuer ainsi les uns derrière les autres dans un sillon poli et sage, ; si déjà certains de nos contemporains ont l’apartheid décomplexé et le nazisme sympathique et tranquille, il faudrait tout de même qu’ils soient un peu au courant de (voire dérangés par) notre passage…

Les 3500 personnes environ qui forment la marche, retournent à la place Rapp, sagement en colonne en suivant la route goudronnée.

Là l’assemblée se sépare en petits groupes thématiques (rentrée, monde d’après, actions, entraides, soignants…), belle façon d’amener les gens à se parler et poser les bases de la (contre-)société libre de Colmar, en fin de marche, mais aussi, très bon moyen de ne pas laisser tout le monde se disperser avec une impression d’inachevé et de froideur anonyme.

A l’heure qu’il veut, après les discussions plus ou moins longues qu’il aura voulu avoir, chacun pourra rentrer de son samedi en se disant qu’il a fait ce qu’il fallait faire ce jour-là et qu’il a sauvé l’honneur de son pays en proie à la tyrannie des crapules.

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